Empreinte de Carbone des Stations de Dessalement en Algérie

Auteurs

  • M. Ammitouche Auteur

Mots-clés :

dessalement, environnement, empreinte carbone, Algérie.

Résumé

 Face aux prévisions de stress hydrique, les États d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (ANMO) s’engagent dans des plans d’action à long terme afin d’augmenter leurs capacités de résilience au stress hydrique.

Le développement du dessalement est au coeur de ces  plans quinquennaux : dans la grande majorité des pays de la région, les capacités de dessalement vont doubler d’ici à 2030, 2050 au plus tard.

Les perspectives de stress hydrique rendent inéluctable l’augmentation  de la demande d’eau dessalée [1].
Les chiffres actuels indiquent qu’ils existent enviro 16000 usines de dessalement dans le monde produisant d’environ 95 millions m3 d’eau dessalée et 142 millions m3 de rejet de saumure chaque jour avec différentes
technologies [ 2]. (Figure 1)
La production de l’eau par dessalement de l’eau de mer se développe activement dans plusieurs domaines dans
le monde y compris les côtes méditerranéennes par environ 47,5 % de la production mondiale.
Plusieurs techniques de dessalement existent bien que l’osmose inverse (OI) est le plus utilisé dans le monde en
raison de son efficacité énergétique et son faible cout de production d’eau douce.
L’Algérie dispose 11 grandes stations de dessalement opérationnelles réparties sur un littorale de 1200 Km , de
capacité totale d’environ 2,1 millions m3 d’eau dessalée par jour et qui représente d’environ 17% de la consommation en eau potable .(Figure 2)
La technologie de l’osmose inverse est utilisée dans 10 /11 usines, à l’exception de la station Kahrama à Oran
avec la technique du MSF.
Selon le ministère des ressources en eau à la fin de l’année 2023 le nombre des stations de dessalement
s’augmentera à 22 stations pour satisfaire 42% de la consommation en eau potable et dépassera 50% en 2030.
Le dessalement ne peut jamais se faire avec « zéro énergie ». La quantité minimale d'énergie à séparer l'eau
salée varie en fonction de la technologie utilisée, de la salinité de l'eau à dessaler et du pourcentage d'eau douce
à rétablir (taux de conversion). Toutefois, des améliorations de processus qui rapprochent la consommation d'énergie réelle du minimum possible réduit l'empreinte carbone d'une usine de dessalement.
Ce travail consiste à estimer l’empreinte carbone sur les 11 grandes station de dessalement en Algérie. Cette
réalisation objective permettrait de comprendre l'impact environnemental causé par ces installations sur
l'environnement 

Téléchargements

Publiée

2023-10-21

Numéro

Rubrique

Articles

Comment citer

Empreinte de Carbone des Stations de Dessalement en Algérie. (2023). Journal De l’Economie Circulaire Et Développement Durable , 2(01). https://jecdd.org/index.php/jecdd/article/view/19

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